Feu À Jumeaux En 1900

Le jeudi 05 Juillet de l’an 1900, vers quinze heures un incendie effrayant par la vitesse de sa propagation, vient de jeter la désolation sur le hameau de JUMEAUX provoquant la destruction totale ou presque des chaumières situées sur le côté droit du pays, mobilisant, pour l’époque, des moyens considérables. Sept ménages ont été victimes de ce terrible événement. La plus part perdent bâtiments, mobiliers, objets, outils, animaux et récoltes. Nous pouvons aisément imaginer le grand désarroi dans lequel ces gens se sont trouvés. Le feu est maitrisé en soirée vers vingt et une heures, malgré la nuit on continue d’arroser les décombres brûlants pour prévenir toute reprise. L’intervention a nécessité l’emploi de huit pompes à bras : DONNEMAIN, LUTZ en DUNOIS,CHATEAUDUN , MARBOUE, THIVILLE, St CHRISTOPHE, CONIE et celle  1er Chasseur à cheval occupant le quartier de Kellermann à CHATEAUDUN. Dans l’article du Patriote du Dimanche du 08 Juillet, on souligne l’abnégation et le dévouement des Sapeurs-Pompiers  des différentes unités, des militaires du 1er Chasseur (deux escadrons) et des habitants de la commune de JALLANS, permettant ainsi de limiter et d’éviter la propagation de l’incendie à l’ensemble des habitations du hameau.                                                                                                                            Humainement, seul Mr LAURIAU, homme de quatre- vingt- deux ans  est blessé par la chute de débris brûlants, en voulant sauver un jeune veau de son étable. Heureusement un jeune homme, témoin de la scène, a eu la présence d’esprit de jeter un seau d’eau sur l’homme à terre et de l’extirper de ce brasier. Par contre les dégâts matériels sont très importants et la perte pour chaque foyer est considérable. Aujourd’hui le bâti, où a débuté le sinistre, a presque disparu. Il se situait sur la parcelle de terrain situé au n°13 de la rue principale. Seule une longère et une étable ont été reconstruites sur le même  lieu en 1901. Une pierre sur le pignon de cette maison où on peut lite «  FAIT en 1901 par LINGET maçon et LANGEVIN manœuvre » témoigne de cette tragédie